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| photo: Karine Patry |
Benoît Bouthillette, frôle la mort en naissant prématurément le 15 décembre 1967. Bien qu’il ne garde aucun souvenir de ce début de vie difficile, il croit devoir à cette entrée en matière précaire et mouvementée le sentiment, qui l’habite en permanence, que chaque moment mérite d’être vécu pleinement. Élevé sans père, il doit tout à sa mère. À commencer par sa passion pour la lecture, qui résulte de tous ces samedis après-midi où cette femme admirable emmenait ses quatre enfants faire le plein de livres à la bibliothèque municipale. Au cégep, la rencontre de l’univers de Michel Tremblay l’a convaincu de quitter les sciences de la santé pour se diriger vers les lettres. Férocement rebelle à toute forme d’élitisme, il se fera renvoyer de l’université. Il n’en gardera aucune amertume, pleinement conscient qu’il n’abordait pas la littérature avec les yeux d’un intellectuel, mais bien déjà avec ceux d’un écrivain. En 2005, Benoît publie La Trace de l’escargot (chez JCL), le premier volet des aventures de l’inspecteur Benjamin Sioui, qui lui vaudra le Prix Saint-Pacôme du roman policier. En 2006, il remporte le Prix Alibis de la nouvelle policière pour son texte intitulé Le Capuchon du moine.
Benoît Bouthillette fait partie du comité de lecture des Éditions de la Bagnole et dirige la collection PARKING.